Une coopérative céréalière et semencière résolument dans le 21e siècle
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Salle comble pour l’assemblée générale de Valfrance

16/11/2018

L’assemblée générale de la coopérative Valfrance a eu lieu le mercredi 5 décembre, dans la nouvelle salle du Colisée à Meaux. Elle s’est articulée autour de trois axes : le bilan d’activité 2017-2018, un zoom sur la lutte intégrée contre les insectes porté par le pôle aval de la coopérative et l’intervention de l’économiste Sébastien Abis sur le thème « agriculture et alimentation : des champs gagnants pour la France ».


Bilan campagne 17/18

La collecte s’élève cette année à 823 683 tonnes, dont 41 780 tonnes de semences et 5 425 tonnes en Agriculture Biologique, en hausse de 326 000 tonnes par rapport à l’année dernière, année noire. Les rendements ont retrouvé leurs niveaux « quasi-normaux » avec de très bons critères qualitatifs.

L’exercice 2017-2018 du groupe Valfrance affiche  donc un  résultat net consolidé qui s’élève à  1 108 103 euros.

Dans ce contexte, douze millions d’euros de ristournes et de compléments de prix ont été versés fin juin aux coopérateurs, auxquels se sont ajoutés de nouveaux compléments de prix au mois de janvier suite à la décision du conseil d’administration. 


« Une structure efficace, au service de
ses sociétaires, se doit désormais
d’être agile. Notre préoccupation :
ramener de la marge sur l’exploitation.»
Christophe Grison 
« Les coopératives doivent prouver qu’elles
sont visionnaires. Nous devons être force
de propositions et d’innovations dans tous
les domaines ».
Laurent Vittoz 


La ventilation réfrigérée : une des réponses au sans insecticide de stockage

Dans un second temps, une table ronde a réuni différents acteurs de la filière dont le président de l’ANMF (association nationale de la meunerie française) sur la lutte intégrée contre les insectes durant le stockage. Un projet d’envergure, mené par le pôle Aval sur le site de Oissery avec l’installation du premier groupe froid : « une assurance non négligeable pour éviter le déclassement de produits à haute valeur ajoutée ».

En effet, face aux nombreuses attentes du consommateur, de la nécessité de venir à bout des insectes et de l’évolution de la réglementation, la coopérative a décidé de s’y préparer activement.

Le groupe froid de Oissery est très probablement le premier d’une série, car plusieurs partenaires historiques de la coopérative  nous ont annoncé vouloir acheter dès 2019 uniquement des blés sans insecticide de stockage.

Toutefois, comme le souligne Laurent Vittoz : « le sans insecticide de stockage ne peut pas devenir un standard de la coopérative. Cela a un coût cela doit devenir comme le label rouge, le CRC ». Il s’agit d’un important travail de filière.

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«  Si des moyens sont déployés au sein des silos, il faut aussi se mobiliser sur le stockage à la ferme (30 %) et accompagner les agriculteurs ».
Simon Verger

Des champs gagnants pour la France – L’agriculture un secteur d’avenir

Cette année, la coopérative a décidé d’inviter Sébastien Abis , Directeur du club Demeter et Chercheur associé à l’IRIS.

« Voir long ! Voir loin ! Voir large ! »

Pour Sébastien Abis, expert de renom dans ce domaine, il faut se donner des outils d’anticipation suffisamment puissants pour voir loin et se projeter sur des temps longs, voir large pour dépasser des enjeux locaux, et voir global parce que les enjeux internationaux affectent toujours d’avantage les dynamiques locales.

« Le consommateur d’aujourd’hui nous renvoie à des commandements contradictoires : il veut du local le midi, du mondial le soir, du bio le vendredi et de la junk food le samedi : il faut probablement rester ouvert à cette pluralité de propositions et donc de productions. »

Les modes de production vont devoir être plus transparents, durables, éthiques… mais il ne faut pas proposer des modèles agricoles uniques ou idéalistes. Nous avons besoin d’offres agroalimentaires qui peuvent toucher des consommateurs variés et pluriels dans leurs attentes.

L’agriculture en France doit rester plurielle et articuler trois performances dont deux fonde le slogan de Valfrance : plus de quantité, plus de qualité et plus de diversité. Elle doit pouvoir s’adresser à des marchés de proximité, sans renier sa vocation mondiale. 


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